Faudra-t-il un jour compter avec les émeraudes d’Ethiopie?

ethiopian emerald

Il n’est pas fréquent de trouver sur le marché des émeraudes en provenance d’Ethiopie. Pourtant, à chaque fois que c’est le cas, l’engouement qu’elles suscitent est très remarqué. Sans doute pour des raisons politiques, les grands groupes miniers ne sont encore que peu implantés dans la région. Mais cela pourrait bien changer dans les années à venir.

Une production d’émeraudes très limitée

C’est en 2016 que l’on a commencé à reparler de l’Ethiopie, après des découvertes de nouveaux filons, les premières réalisées dans la région depuis des décennies. Si les gemmes sont souvent d’un poids inférieur à cinq carats, leur extraordinaire pureté a su retenir l’attention des grands négociants. Et pour cause : les émeraudes éthiopiennes ne nécessitent souvent aucun traitement, ce qui est extrêmement rare.
De par leur couleur, elles sont aisément comparables aux gemmes colombiennes.
Si certains grands groupes comme Gemfields sont présents dans la région, la majorité des mines demeure très artisanales. Ce qui explique la faiblesse de la production. Il est vrai également que le gouvernement entend avoir une maîtrise totale de ses ressources minières et ne délivre qu’au compte goutte les licences d’exploitation.

Des gemmes encore rares sur le marché

Si la production d’émeraude éthiopienne suscite beaucoup de curiosité, elle ne peut cependant rivaliser avec les grands pays producteurs que sont la Colombie, le Brésil ou la Zambie. Ce qui est bien dommage pour certains gemmologues. Car leur prix sont encore très bas au regard de leur qualité. La raison en est simple. Du fait de leur rareté, les émeraudes d’Ethiopie sont difficiles à évaluer. Certaines pierres se vendraient entre 4000 et 5000 euros le carat. Mais quand il s’agit de très belles gemmes, les prix montent en flèche. Il y a un peu plus d’un an, une émeraude s’est vendue à 9000 dollars le carat.

Il faudra sans doute attendre un certain temps avant que ce pays ne compte vraiment sur le marché. Cependant, cette hypothèse n’est pas à exclure. Si le gouvernement arrive à générer l’impulsion nécessaire au réveil du secteur, l’émeraude d’Ethiopie ne restera pas longtemps une simple curiosité.

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