Comment Gemfields veut rendre éthique l’industrie de l’émeraude

Proposer des pierres précieuses responsables fait partie de l’ADN de la société Gemfields. Depuis plus de 10 ans, c’est même devenue le cheval de bataille de son PDG, Sean Gilbertson. Au sein de sa société, Il a su donner donner un sens à de nouveaux concepts, la responsabilité sociale et environnementale, la durabilité et l’éthique.

Gemfields: un pionnier en matière de responsabilité

Leader des pierres de couleur, Gemfields a axé depuis plusieurs années une grande partie de sa communication sur ces considérations. Il est vrai que Sean Gilbertson a très pris la mesure de ces enjeux bien avant que le sujet ne devienne à la mode. En cela, il a vraiment été un précurseur dans un secteur où les termes éthique, responsabilité sociale ou environnementales ne font pas vraiment partie du langage courant. Et il n’a pas fait qu’en parler. Il a fait en sorte que concrètement, des mesures concrètes soient misent en place pour arriver à un respect de ces précepts.

Comment Gemfields à fait de l’éthique son cheval de bataille

Dans une récente interview, Sean Gilbertson, Pdg de Gemfields depuis son rachat par Pallinghurst Ressources en 2017, explique comment et pourquoi son entreprise a mis en place de nouvelles règles ethique : “Il y a 11 ans, nous avions une vision de ce que pourrait devenir le secteur des pierres précieuses colorées. Nous avons estimé que le seul moyen de fonctionner était de créer un climat de confiance, non seulement avec les gouvernement dans lesquels les mines sont situées, mais également avec les clients en aval et le consommateur final. Il fallait faire preuve de transparence dans l’approche adoptée, car sans la transparence, vous ne pouvez pas créer la confiance”.

Pour la première fois, une entreprise décidait un autre modèle : la transparence. Et pour ce faire, il fallait adopter de nouvelles mesures proposant une nouvelle manières de considérer la production minière, à toutes ses étapes.

Des actions concrètes à tous les niveaux

L’extraction minière n’a pas une bonne réputation en matière d’environnement. Gemfields s’est très tôt posé les bonnes questions. Quelles technique d’extraction est utilisée ? Quels sont les impacts environnementaux ? Des produits chimiques nocifs sont-ils utilisés ? Leur sécurité est-elle assurée dans les mines ? Disposent-ils d’un équipement de protection individuel approprié ? Les salariés sont-ils correctement payés ?Ont-ils droit à des formations ? Reçoivent-ils des indemnités de fin de contrat ? Un processus de suivie des pierres extraites est-elle mise en place et documentée ? Les gouvernement perçoivent-ils bien les redevances lors des ventes aux enchères à l’étranger ? Dans sa mine d’émeraude de Kagem, Gemfields a mis en pratique ces engagements : salaires décents pour ses employés, plan de formation, encouragement au travail des femmes, possibilité de bénéficier d’avancements, créations d’écoles pour les enfants des salariés…

Proposer un nouveau modèle

Si aujourd’hui toutes les entreprises du secteur n’ont que le mot éthique et développement durable à la bouche, il est indéniable que Gemfields a été un véritable précurseur dans le domaine. Il a très vite compris que le consommateur final serait sensible à ce type de problématiques et que cela ferait la différence. En proposant aux joailliers, designers et créateurs des pierres responsables, Gemfields a mis en place un nouvel environnement qui aujourd’hui est devenu la norme pour plusieurs entreprises du secteurs.
Certes, l’extraction de pierres précieuses n’est pas une activité neutre en terme d’environnement, mais il est indéniable que les efforts réalisés constituent une réelle avancée. De la même façon, si les conditions de travail dans les mines demeurent difficiles, les progrès sont là. Avec des retombées positives en terme d’image pour le secteur. Mais ces points positifs ont leur limite. Sur place, les problèmes demeurent. En témoigne les récents déboires de Gemfieds au Ethiopie où une de ses mines s’est faite attaquée. L’utilisation de milices privées pour assurer la sécurité de ses concessions fait également l’objet de nombreuses polémiques.

0 réponses

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *