Inclusion et traitement : les spécificités de l’émeraude à l’épreuve de la science

gem lab

Les nouvelles méthodes de traitement

Le traitement des pierres est un sujet fondamental, surtout en ce qui concerne l’émeraude. Darwin Fortaleché, chef gemmologiste chez CDTEC, expliquait vouloir « relancer le débat quant aux différentes manières de traiter les pierres, mais également des procédures proposées pour les nettoyer et améliorer leur clarté ». Parmi les nombreuses tentatives du laboratoire pour trouver de nouvelles méthodes d’amélioration du traitement, Fortaleché souligne les principaux critères de sélection : substance naturelle, couleur la plus claire possible, indice de réfraction proche de ceux de l’émeraude, très stable et facilement retirable, le tout avec un coût relativement bas.

Une fois déterminée, cette nouvelle formule a été soumise à une batterie de tests extrêmement rigoureux, qu’elle a passé avec succès. Bien que n’ayant pas divulgué l’exacte formule du traitement, Fortaleché s’est engagé à ce que celle-ci soit dénuée de colle, et que sa durée de stabilité soit supérieure à 12,5 ans.

Le traitement, ADN de l’émeraude

De son coté, le Docteur Thomas Hainschwang, gemmologiste pour le laboratoire GGTL, présentait sa conférence intitulée « Standards et protocoles pour l’analyse de l’émeraude en laboratoire de test gemmologique ». Il a ainsi listé tout une série de différents procédés d’identification technique et de type de traitements. Et parce que l’origine est le critère le plus important, les chapitres concernant la détermination de l’origine des gemmes était particulièrement interessants.

Grace à la combinaison d’une procédure complexe d’observations d’inclusions microscopiques et de fractures grandissantes, UV-Vis-NIR et de spectres infrarouge, en addition aux analyses chimiques des traces de métaux, il a pu expliquer comment les variations diffèrent entre les gemmes selon leur provenance.

Des degrés de traitement qui sèment la discorde

Fut également abordé un thème des plus importants pour la communauté de l’émeraude. Le sujet, considéré comme le plus commenté et parfois controversé, portait sur les termes utilisés par les laboratoires pour lister les degrés de traitement des inclusions : I.e « minor », « moderate, « significant », etc… Le terme « normal » est utilisé pour la plupart des émeraudes contenant un niveau d’inclusion modéré, et par conséquent un traitement à base d’huile, de résine ou de wax. Anciennement appelé « modéré », certains ont suggéré le changement de statut à « normal » afin d’améliorer les ventes.

Comme c’est le cas avec d’autres pierres précieuses, tels le saphir et le rubis, les termes utilisés pour les catégories de couleur ont également alimenté le débat. Il a été proposé d’ajouter à « vivid green », « intense green » et encore bien d’autres termes. Aucun consensus n’a malheureusement été trouvé pour l’instant concernant ces sujets qui, semble-t-il, continueront d’être sujet de débat pendant encore un certain temps.

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