Mine d’émeraude de Kagem: Gemfields accusé de fraude fiscale

Une enquête vient d’être ouverte par l’administration fiscale de Zambie contre Gemfields. Ce dernier est accusé de fraude fiscale. Ces allégations concernent plus particulièrement la mine d’émeraude de Kagem, propriété de Gemfields à 75%.

Perquisition à la mine d’émeraude de Kagem

La Zambian Revenue Authority (ZRA), l’autorité fiscale zambienne, a lancé deux mandats de perquisition contre Gemfields, l’un à la mine d’émeraude de Kagem et l’autre à Limpopo Polygraphs, une société sud africaine qui effectue des test périodique sur le site de Kagem. Ces perquisitions, qui ont eu lieu jeudi dernier, ont permis la saisie de dossiers et de documents dont certains auraient été utilisés pour “échapper au paiement de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), à l’impôt sur le revenu, à la retenue à la source et à d’autres taxes”. Pour le moment, Gemfields a annoncé ces deux perquisitions sans plus de commentaires.

Des difficultés en série pour Gemfields

Ces perquisitions ne sont que les dernières difficultés que rencontre le groupe depuis quelques mois. En juillet, une de ses mines en Ethiopie a été saccagée et pillée, les émeraudes volées par une foule de 500 personnes qui remettait en cause les limites de la concession.
En avril, la société a également été accusée de “grave violation des droits de l’homme” dans sa mine de rubis de Montepuez au Mozambique. Ces accusations mettent en cause les milices privées utilisée par Gemfields pour sécuriser ses concessions.

Des perquisitions qui tombent au plus mal

Il va sans dire que ces perquisitions tombent au plus mal pour Gemfields, le leader mondial des pierre précieuses de couleur. Le cours de l’action a dévissé de plus de 4% vendredi, à la suite de cette annonce. Pour le moment, aucune information ne filtre du côté de l’administration fiscale zambienne. Il y a quelques mois, la ZRA a imposé une facture fiscale de 76.5 milliards de Kwacha zambien (8 milliards de dollars) à une société minière canadienne.
Il faudra attendre la fin de l’enquête pour en savoir un peu plus. Alors que certains parlaient d’un possible retour du nom Gemfields à la Bourse de Londres, il est probable que le groupe attende encore un peu. Ces différents déboires interviennent alors que la concurrence devient plus forte sur le secteur des pierres précieuses de couleur.

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