Responsabilité sociale : l’industrie de l’émeraude améliore son image

muzo

La responsabilité sociale de l’entreprise est un sujet de plus en plus mis en avant au sein de la communauté des producteurs d’émeraude. Charles Burgess, directeur de la MTC, dirige le développement stratégique des opérations économiques des fameuses mines de Muzo, officiellement connues comme les mines de Tecminas/Port Arthur. L’arrivé de MTC à un moment ou le gouvernement Colombien  était prêt à moderniser son industrie et la conformer à des standards internationaux a permis à Burgess de dépoussiérer l’industrie de l’émeraude.

En Colombie, l’émeraude fait vivre 

 Apres l’acquisition de la légendaire mine il y a 6 ans, le compagnie Muzo a investi plus de $50 million pour moderniser la mine avec les dernières innovations du secteur : nouvelles méthodes d’extraction, traçabilité, transparence et protocole de sécurité pour les employés. La société Muzo fournit plus de 800 emplois, dont 500 concernent directement les communautés dans le périmètre de la mine. Ses employés bénéficient d’une assurance santé et d’autres bénéfices sociaux encore rares dans le pays. Les engagements de la société auprès des communautés environnantes comprends de nombreuses initiatives sociales, comme la construction d’une clinique fournissant une assistance et des soins à plus de 1200 personnes.

De la nécessité d’une traçabilité des émeraudes

Jean Claude Michelou, coordinateur international du symposium et vice président du ICA Fair Trade and Ethical Mining Committee, rapporte que la traçabilité des pierres précieuses s’améliore dans son ensemble sous l’impulsion d’initiatives des différentes industries souhaitant voir le marché évoluer. En proposant une vue d’ensemble de l’industrie des pierres précieuses, il a fait part de son inquiétude quant au fait que le marché n’est pas encore en mesure de satisfaire les exigences éthiques de sa clientèle. Afin de répondre à cette problématique, il s’avère primordiale d’imposer une identification de l’origine des pierres et la garantie d’une extraction conforme aux droit du travail et aux normes environnementales.

Michelou a également parlé des menaces, des risques et des défis que doit affronter le monde complexe et fragmenté de l’approvisionnement, incluant des lois adaptés aux mines, une régulation de l’exportation, un meilleur contrôle des fraudes, le travail forcé et les embargos. « Dans son ensemble, l’industrie des pierres précieuses enregistre environ 10 à 12 milliards de dollars par an, dont 80% provient de petites mines non-officielles. La chaine d’approvisionnement des mines jusqu’au marché est complètement fragmentée et encore beaucoup trop opaque. Leur haute valeur et le fait qu’elles soient aussi facilement transportables fait des pierres précieuses la source de financement idéal des milieux illégaux, souvent caractérisé par l’implication d’organisations criminelles. »

Certification d’origine et suivi des émeraudes

En terme de solution, Michelou, qui est également le superviseur principal d’un projet développé sous l’auspice du UNICRI (United Nations’ Interegional Crime and Justice Research Institute), a expliqué le but principal du renforcement international des efforts pour contrer les trafiques illégaux de pierres et métaux précieux.

Ceci comprendrait certaines formes de certification d’origine ainsi qu’un système de suivi basé sur une amélioration des conditions environnementales, sociales et gouvernementales.

Sean Gilbertson, directeur exécutif de Gemfields, la 17ème plus importante compagnie minière listée au Stock Exchange de Londres, à fait part des engagements de sa société quant à ses responsabilités dans le process de minage, ainsi que les initiatives de transparence concernant les nouvelles règles d’acquisition de pierres précieuses dans le monde. Plus précisément, il a détaillé les récentes actions de Gemfields dans la modernisation des mines d’émeraude de Kagem, en Zambie.

Gilberton a également fait part des récentes acquisitions en Colombie, avec notamment l’achat de 70% des mines de Cosquez, l’une des plus importantes de Colombie, ainsi que l’appropriation de 20 000 hectares dans les régions de Muzo et Quípama.

Sous l’impulsion des dirigeants des principales sociétés d’extraction d’émeraude, on constate une responsabilisation de l’industrie dépassant le simple cadre marchand, offrant ainsi une image plus éthique, à même de satisfaire la demande du marché à ce sujet.

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