Va-t-on vers une nouvelle augmentation du prix des émeraudes ?

Le deuxième symposium mondial sur l’émeraude, qui s’est réunit le mois dernier à Bogota en Colombie, a permis à tous les acteurs du secteur de discuter des perspectives et des défis auxquels l’industrie de l’émeraude est confrontée. Mais la question de l’augmentation des prix des émeraudes est restée sans réponse.

Symposium 2018 : l’accent sur une extraction responsable

Joailliers, groupes miniers, instituts de gemmologie, mais aussi géologues, tous les grands acteurs ont tenu à être présent pour le second symposium sur l’émeraude qui s’est tenu de 12 au 14 octobre 2018. Plus de 300 participants ont assisté aux conférences proposées. Le thème principal portait sur la nécessité d’une chaîne d’approvisionnement responsable, transparente et éthique. En clair, il faut aujourd’hui proposer aux consommateurs des émeraudes extraites dans des conditions conformes à ce que l’on peut attendre aujourd’hui : des normes de sécurité strictes au sein des mines, de bonnes conditions de travail, des salaires acceptables, des plans de formation pour les salariés, autant de sujets sur lesquels les grands groupes ont tous fait des efforts ces dernières années. Car l’enjeu va au-delà des considérations purement éthique. Il est devenu essentiel de présenter au public une image irréprochable de la filière émeraude.
Cependant, si les questions de responsabilité et d’éthique étaient au coeur de toutes les conférences, dans les coulisses, c’est de tout autre chose qu’il était question.

Le prix des émeraudes en hausse ?

Difficile de réunir autant d’acteurs et ne pas parler argent. Et c’est bien de cela que l’on parlait en coulisse. Va-t-on assister dans les prochains mois à une augmentation des prix des émeraudes ? Si rien n’a réellement filtré, la question reste entière. Des indices laissent à penser que cette hypothèse est loin d’être inenvisageable. On le sait depuis plusieurs mois, la demande d’émeraude est tendue. Le secteur de la joaillerie absorbe la quasi-totalité de la production. Dans de nombreux pays, notamment en Colombie, les mines sont anciennes et les infrastructures souvent à la limite de l’archaïsme. Selon plusieurs études, les mines colombiennes, pour ne citer qu’elles, exploiteraient déja 75 % de leur capacité.Pour aller chercher les 25% restant, un renouvelement des infrastructures est indispensable. Cette démarche est déjà en cours sur plusieurs sites, en Colombie, au Brésil et en Zambie. Mais les investissements auront inévitablement une répercussion sur les prix. C’est la condition à la modernisation des mines, mais aussi à l’introduction des nouvelles normes éthiques exigées des consommateurs. Quant à savoir jusqu’où ira la hausse des prix l’émeraude ?

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